Depuis les années 1980, j'ai vécu l'entreprise de presque tous les côtés : entrepreneur, dirigeant, associé, investisseur, repreneur, franchiseur, négociateur et manager.
J'ai dirigé des entreprises dans la communication, l'événementiel, le numérique, l'édition de logiciels, la formation, les services, l'investissement et l'industrie. Des structures de quelques dizaines de personnes jusqu'à des organisations de plusieurs centaines de collaborateurs.
J'ai également exercé des responsabilités dans deux univers très différents de l'entreprise : en tant que DGA des Opérations Intérieures & Extérieures du Comité Français d'Organisation de la Coupe du Monde 1998 (CFO/FIFA), sur le site de Marseille, et en tant qu'Adjoint au Maire de Marseille de 1995 à 2001.
Entreprise, investissement, industrie, grand événement international, responsabilités publiques : des environnements différents, mais toujours la même réalité.
Il faut décider avec des informations imparfaites, des intérêts parfois contradictoires et des êtres humains qui ne réagissent jamais exactement comme les organigrammes, les procédures ou les business plans l'avaient prévu.
Pendant toutes ces années, j'ai pris des milliers de décisions.
Certaines excellentes. D'autres beaucoup moins.
Et j'ai progressivement compris quelque chose : les décisions les plus coûteuses ne sont pas toujours prises par manque de compétence ou d'information. Elles le sont souvent parce que nous ne voyons pas suffisamment ce qui influence nos propres arbitrages et ceux des personnes avec lesquelles nous décidons.